Marché intérim. La domination des trois grands s'érode.

François CHAUVIN
Directeur général de DIRECTSKILLS
30 juin 2014

Le marché de l'intérim a subi de fortes variations depuis 6 ans

En volume, le travail temporaire reste un marché soumis à de très fortes variations. La très forte chute de 2008-2009 est encore loin d'avoir été rattrapée. Après une embellie en 2010 et 2011, le marché est reparti à la baisse.

La part de marché cumulée des trois leaders a baissé de 6 %

La part de marché des trois leaders a globalement baissé. Si MANPOWER s'est globalement stabilisée à 20 %, ADECCO et RANDSTAD ont significativement baissé. Il est également à noter que, jusqu'en 2012, les données pour ADECCO intègrent les données ADIA (les deux entreprises ayant fusionné le 1er janvier 2013).

La progression cumulée des 10 suivants est importante.

Quatre acteurs en compétition pour la place de n° 4,
autour de 5-6 % du marché

Derrière les 3 leaders, les positions se resserrent fortement pour la quatrième place. Les groupes CRIT et SYNERGIE progressent régulièrement. Les évolutions du réseau DOMITIS et de PROMAN sont fortes et rapides.

Nous avons pris le parti, dans cette étude, de considérer le réseau DOMITIS comme un acteur à part entière, bien que toutes les ETT qui le composent soient parfois positionnées de façon indépendante. Les chiffres indiqués pour DOMITIS n'intègrent pas PROMAN.

Derrière ces quatre acteurs, six acteurs, dont trois réseaux, ont des parts de marché entre 1,5 et 3 %.

De nouvelles opportunités de sourcing doivent être considérées

Le marché s'ouvre de plus en plus. La part de marché des trois leaders reste forte, mais baisse régulièrement. Derrière eux, les choses bougent vite. Certaines Entreprises de Travail Temporaire privilégient la rentabilité quitte à perdre des parts de marché. D'autres ont une stratégie de conquête. D'autres ont fait le choix d'une spécialisation sectorielle (BTP, transport, ...). D'autres encore privilégient le service (comme par exemple, la capacité à servir 24 heures sur 24), ou ont choisi de se focaliser sur la seule activité d'intérim en gestion afin d'optimiser leurs coûts. Enfin, certaines Entreprises de Travail Temporaire se sont regroupées en réseau pour proposer une couverture nationale et une complémentarité de métiers.

Plus de dix réseaux peuvent aujourd'hui prétendre à une couverture nationale.

Il est plus que jamais nécessaire de sortir des sentiers battus :

Méthodologie

Les chiffres ont été établis en compilant les rapports annuels, les données DARES, et les données publiées par le PRISME, le syndicat professionnel des Entreprises de Travail Temporaire.

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